Présentation : l'histoire derrière les mots

Découvrez le parcours personnel qui a mené à l'écriture de "L'enfant du silence", le message profond que ce livre porte, et l'âme derrière les mots. Une invitation à comprendre l'inspiration et les convictions de l'auteur.

De l'expérience personnelle à l'écriture

Ce roman est né d'une expérience très personnelle. Pendant longtemps, j'ai porté cette histoire en moi sans savoir quoi en faire ni même si j'avais le droit de la raconter. Et puis un jour, j'ai commencé à écrire, sans vraiment chercher à publier. Juste pour mettre des mots sur quelque chose qui me pesait, quelque chose que je n'avais pas su dire autrement.

Ce qui m'a le plus surpris, c'est que l'écriture m'a permis de voir cette expérience différemment avec plus de recul, peut-être plus de tendresse aussi.

Le livre a pris sa propre vie, et les personnages ont trouvé leur chemin indépendamment de moi.

Alors si je devais décrire mon parcours, je dirais que je ne suis pas devenu écrivain, puis que j'ai écrit ce livre. C'est plutôt ce livre qui m'a fait devenir écrivain.

Le message au cœur de "L'enfant du silence"

L'idée principale est que personne ne devrait avoir honte de ce qu'il est.
J'ai grandi en croyant que quelque chose en moi était cassé. Pas abîmé cassé.

Fondamentalement, irrémédiablement. Mon père n'était pas là. Ma grand-mère est partie. Et puis un homme est arrivé qui savait exactement quoi dire à quelqu'un qui a grandi avec ce creux-là. Il a mis des mots dessus. Il a dit qu'il pouvait m'aider. Il a dit qu'il m'aimait comme un fils.

Et j'ai cru. De tout ce que j'étais, j'ai cru.

Ce livre existe parce que j'ai fini par comprendre que ce n'était pas moi qui étais cassé. C'était lui qui était menteur. Et que la différence entre ces deux choses être cassé ou avoir été menti peut changer une vie entière quand on finit par la voir.

À qui s'adresse "L'enfant du silence" ?

Ce livre s'adresse à ceux qui ont appris à sourire quand ça allait mal.
À ceux qui ont donné leur confiance entièrement à quelqu'un et qui ne savent pas encore ce qu'on en a fait.
À ceux qui se demandent encore si c'était leur faute.
Il s'adresse à l'enfant qui a grandi sans filet.
À l'adulte qui cherche toujours le père qu'il n'a pas eu.
À celui qui a trouvé Dieu et qui s'est retrouvé face à un homme qui parlait en son nom.
Il s'adresse à ceux qui n'ont jamais osé dire à voix haute ce qu'ils portent.
Parce qu'ils avaient peur qu'on ne les croie pas.
Parce qu'ils avaient peur de ne pas se croire eux-mêmes.

Une anecdote du processus d'écriture

La première fois que j'ai essayé d'écrire ce livre, j'ai ouvert un document Word, j'ai écrit mon prénom, et je me suis endormi sur le clavier. Quand je me suis réveillé, il y avait quarante-sept pages de la lettre "a". J'ai pris ça comme un signe. Pas sûr duquel.

Il y a aussi cette nuit où j'écrivais le chapitre le plus difficile du livre celui sur le Puy-en-Velay à trois heures du matin, en larmes, avec une tasse de café froid à côté de moi.